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jeudi 11 décembre 2014

Chanel Paris Salzburg

Chanel Paris Salzburg Métiers d'arts 2014/15












Encore une fois un article sur Chanel, mais il faut dire que leur chaîne Youtube fait un remarquable travail et leurs vidéos sur les détails des matières sont à chaque fois un plaisir merveilleux. Cela fait onze ans que la Maison rend hommage aux métiers d'arts avec ses collections célébrant une ville dans le monde.



Même si je reconnaissais très souvent un travail sensible sur les textiles, je n'étais pas toujours tout à fait emballée sur les silhouettes. En revanche je fus plutôt conquise de cette interprétation stylistique de la rencontre Paris Salzburg étant donné que j'y retrouve mes goûts personnels allant d'une touche d'historicisme, de romantisme et de patrimoine local, disons folklorique, dans ce cas autrichien tout en réussissant à garder une note contemporaine mêlant l'audace et la créativité.



Dans le vestiaire autrichien on retrouve les chapeaux à plumes, les salopettes, les culottes courtes (lederhose), les corselets inspirés des dirndl, les bottes hautes à laçage, les edelweiss, le cuir, les dentelles, les broderies de fleurs colorées, ajouté à cela les cols rappelant des fraises nobles, des pantalons militaires à baguettes, des capes et des blouses romantiques à manches amples resserrées sur les poignets.









On trouve beaucoup de broderies de plumes. Les papillons sont notamment magnifiques. Il y a de l'inspiration forestière, de nombreux bijoux, des broches, des colliers ras du cou, des rubans, des brandebourgs militaires, des perles de nacres, des couleurs vert sapin, bleu royal, rouge vif et brune, du noir, du blanc et du doré.













Le décor est merveilleux, des tables frugales avec de grosses pâtisseries, des bougies, des dorures et du bois, on s'imagine un joli conte de Noël fait de lumière, de chaleur et de préciosité dans des châteaux enneigés.

 




Pour moi ces images, ce savoir faire m'émeuvent et amènent ma passion et mon imagination loin des conventions réductrices du monde actuel. Bizarrement je retrouve de moins en moins ce partage de sentiments chez mes contemporains.

Loin du peuple soit disant modeste qui paradoxalement cultive le besoin de consommer et de posséder pour pouvoir jouir d'une émotion, la personne sensible peut apprécier une visite dans un musée sans s'imaginer accrocher tel tableau au dessus de son téléviseur comme apprécier un vêtement bien fait, dans des matières précieuses sans crier à l'injustice et de vouloir imposer son diktat de niveler toute création pour en faire un produit plus consommable (donc jouissable pour ceux qui n'ont plus d'autre sens que le toucher du billet) par tous.




source images : vogue.fr et http://chanel-news.chanel.com

jeudi 15 décembre 2011

Robes de fée et contes de princesses


Je m’éloigne de la broderie, pour rester néanmoins dans le vêtement et son imaginaire grâce à des liens que je trouve très passionnant.

L’Institut Français de la Mode propose des conférences publiques sur les thèmes du vêtement, de son histoire, du marketing etc… en rapport avec les formations que cet établissement propose (à des prix assez élevés). Ces conférences sont généreusement accessibles par podcast, il m’arrive donc d’en écouter parfois.
Aujourd’hui je réécoutais celle présentée par Odile Blanc consacrée aux "Robes de fée et contes de princesses : l'exemple de Peau d'Âne" avec plaisir. (cliquer sur le lien précédant et descendre un peu).
Je me suis intéressée tardivement aux contes et légendes et me dis qu’il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Plus jeune je ne voyais que l’aspect narratif des contes, mais aujourd’hui j’aime beaucoup me représenter l’aspect symbolique, culturel ou folklorique de ce qu’ils évoquent.




A partir de 3min30, on peut apercevoir la robe couleur de temps dans Peau d’Âne de Jacques Demy.

Dans son exposé, l’intervenante rappelle que l’histoire de Peau d’âne croise celle de Cendrillon, c’est là que je me suis souvenue d’une série de contes et légendes européennes mis en scène pour la télévision que j’ai re-regardé récemment.


Quand j’étais jeune passaient Monstres et Merveilles (TheStoryteller) à partir de décembre 1987 de Jim Henson (aussi créateur du Muppet Show). J’aimais beaucoup l’atmosphère étrange de ce programme. C’est là que je ne regrette absolument pas d’être de cette génération ayant grandi avec les films de marionnettes, sachant recréer totalement une ambiance dérangeante et merveilleuse que le lisse et le léché saupoudré de morale a su enterré aujourd’hui. C’est la même génération que les films de Disney, qui couvre plusieurs générations avant et après moi et pourtant Disney n’avait pas cette dose de merveilles par peur peut être d’effrayer les enfants ou surtout les parents (Jim Henson a travaillé également avec Disney).

Voici donc un épisode qui met en scène les aventures de Belle Chagrin (Sapsorrow), croisant les propos de la conférencière sur lesrobes de contes de fée.