Elliot Schultz est un artiste australien qui travaille sur l'animation.
Pour son travail de fin d'étude de Digital Art à l'université national australienne il réalise une installation dont voici la vidéo.
Dans cette vidéo il utilise de la broderie disposée sur un tourne disque éclairée par une lumière stroboscopique afin de recréer des images animés comme les zootropes du débuts du cinéma.
L'artiste aime utiliser des médias non habituels pour élargir ses recherches en travail d'animation. Il arrive ainsi à bricoler des systèmes audacieux et ludiques tout en mettant en scène ces processus. Il intègre plus de dimensions à l'animation perçue plutôt de façon abstraite et fait ainsi percevoir l'animation de manière plus physique.
Encore une fois un article sur Chanel, mais il faut dire que leur chaîne Youtube fait un remarquable travail et leurs vidéos sur les détails des matières sont à chaque fois un plaisir merveilleux. Cela fait onze ans que la Maison rend hommage aux métiers d'arts avec ses collections célébrant une ville dans le monde.
Même si je reconnaissais très souvent un travail sensible sur les textiles, je n'étais pas toujours tout à fait emballée sur les silhouettes. En revanche je fus plutôt conquise de cette interprétation stylistique de la rencontre Paris Salzburg étant donné que j'y retrouve mes goûts personnels allant d'une touche d'historicisme, de romantisme et de patrimoine local, disons folklorique, dans ce cas autrichien tout en réussissant à garder une note contemporaine mêlant l'audace et la créativité.
Dans le vestiaire autrichien on retrouve les chapeaux à plumes, les salopettes, les culottes courtes (lederhose), les corselets inspirés des dirndl, les bottes hautes à laçage, les edelweiss, le cuir, les dentelles, les broderies de fleurs colorées, ajouté à cela les cols rappelant des fraises nobles, des pantalons militaires à baguettes, des capes et des blouses romantiques à manches amples resserrées sur les poignets.
On trouve beaucoup de broderies de plumes. Les papillons sont notamment magnifiques. Il y a de l'inspiration forestière, de nombreux bijoux, des broches, des colliers ras du cou, des rubans, des brandebourgs militaires, des perles de nacres, des couleurs vert sapin, bleu royal, rouge vif et brune, du noir, du blanc et du doré.
Le décor est merveilleux, des tables frugales avec de grosses pâtisseries, des bougies, des dorures et du bois, on s'imagine un joli conte de Noël fait de lumière, de chaleur et de préciosité dans des châteaux enneigés.
Pour moi ces images, ce savoir faire m'émeuvent et amènent ma passion et mon imagination loin des conventions réductrices du monde actuel. Bizarrement je retrouve de moins en moins ce partage de sentiments chez mes contemporains.
Loin du peuple soit disant modeste qui paradoxalement cultive le besoin de consommer et de posséder pour pouvoir jouir d'une émotion, la personne sensible peut apprécier une visite dans un musée sans s'imaginer accrocher tel tableau au dessus de son téléviseur comme apprécier un vêtement bien fait, dans des matières précieuses sans crier à l'injustice et de vouloir imposer son diktat de niveler toute création pour en faire un produit plus consommable (donc jouissable pour ceux qui n'ont plus d'autre sens que le toucher du billet) par tous.
source images : vogue.fr et http://chanel-news.chanel.com
La maison Chanel a créé des montres en pièces uniques incluant de la broderie à la main, de l'or et des diamants pour sa collection de montres de joaillerie Mademoiselle Privé.
Les motifs reprennent les formes des camélias, la fleur utilisée par les dandy du XVIIIème et XIXème siècle qui est devenue la pièce porte bonheur de Coco Chanel.
Vous l’aurez probablement remarqué, pour moi ce qui est
ringard est moins quelques styles de plus de trente ans, qu’un style vu et répété
depuis quinze ans, même s’il y a quelques basiques et classiques qui semblent
indémodables. Ainsi quand on affirme du niveau de ringardise de la pratique de
la broderie ou de « votre » mamie, qui est plutôt un archétype de
mamie prisonnière de clichés que les femmes qui ont connus les années punks, j’ai
tendance à penser que contrairement à moi vous n’avez pas fait d’école de Mode
ou que votre sens du style se résume à ce que dicte les grands médias de masse
politiquement correct, ce qui n’est pas un mal si vous osez poser un œil plus
loin comme en ce moment même. Tout ça pour dire qu'il est dommage de se limiter dans une pratique comme la broderie (le tricot, ou le crochet...) à des représentations toutes faites et c'est ce que prouve le travail sur "Tharsis Sleep".
J’ai vu passer cette vidéo, mais je ne l’avais pas regardé,
finalement elle vaut assez sa présence sur ce blogue, même s’il s’agit ici de
broderies faite sur machine à broder. Je craignais une musique
commerciale et finalement ça se laisse plutôt bien écouter.
Le duo britannique du groupe Throne, Nicos Livesey et Tom
Bunker ont réalisé le clip de leur morceau “Tharsis Sleeps” en animation image par image avec des numérisations
de broderies.
Je suis plutôt en admiration devant le travail que
représente ces quelques quarante cinq millions de points. L’inspiration principale
vient des patchs de musique métal cousus sur des vestes. Nicos, qui travaille
aussi dans l’animation vidéo, en produisait pour son groupe et a eu l’idée de
créer ce clip dont le résultat est plutôt pas mal. Il a demandé une aide via unsite de financement quand le travail devenait trop conséquent et il a pu
utiliser de grosses machines à broder couleur Brother.
J’ai passé quelques jours chauds d’été dans les montagnes de
l’Auvergne. J’aime beaucoup cette région qui me rappelle qu’il existe des
espaces verts chargés de mystères, ce qui me change de Paris et sa région. Il
est triste aussi de voir combien le monde rural disparaît à cause des
contraintes économiques et de son manque d’aide au dynamisme et qu’il devient
très difficile de survivre dans ces régions pourtant si riches. J’ai de bons
souvenirs de cette région notamment celui d’avoir réussi à me détendre dans le
moment présent, chose apparemment très obscène pour le monde moderne actif.
J’aime y visiter les lieux de cultes chrétiens ou païens,
les petits châteaux, déambuler dans les villes d’histoire au contact de
vieilles pierres et d’anciens arbres, attendre que les animaux traversent la
route, aller écouter des concerts baroques dans les églises, profiter des
marchés et chiner dans les brocantes.
J’ai donc ramené quelques modestes trésors, qui constituent
des documents précieux pour mon inspiration et ma démarche créative.
Sur un stand un homme vendait quelques unes de ses affaires
et notamment des broderies que sa grand-mère avait elle-même cousues. J’ai
également trouvé des enseignes, des guêtres, boutons, dragonne et autres
fourragères. Modeste butin pour modeste besoin pour m’émerveiller.
dragonne
broderie pour pattes d'épaules
endroit de la broderie en fil d 'argent sur drap de laine kaki, pas encore découpé.
envers de la broderie
Il y a quelques temps je découvrais le site des grenadières,
racontant l’histoire des brodeuses de grenades, l’emblème de la gendarmerie et
des pompiers.
(si vous voulez m’offrir un stage là bas c’est 350 euros)
J’aime beaucoup m’imaginer à l’époque de ces brodeuses de
fils d’or agrémentant de leur savoir faire les costumes militaires ou civils.
J’aime énormément la broderie d’or, de métal, les cannetilles les paillettes, les écussons et les motifs militaires, leurs
décorations de toutes sortes.
grenade brodée
Ce qui est plaisant dans ce genre de brocante est que l’on
peut trouver facilement des petits objets et décorations militaires, qui se
révèlent suffisamment esthétiques à mes yeux. Je tiens à préciser que je n’aime
pas du tout l’aspect commercial du militaria, collectionner les objets rares et
côtés pour impressionner la galerie. J’ai toujours eu du mal avec ce côté
matériel que l’on retrouve également dans le milieu de la musique à travers
leurs vinyles rares, dans le milieu du graphisme pour les sérigraphies ou les
livres et magazines épuisés. Je n’ai rien contre ceux qui sont véritablement
passionnés mais de manière général je ne suis pas à l’aise avec l’idée de
marché, ainsi je ne serai jamais vraiment une collectionneuse mais seulement
une amatrice qui s’intéresse à l’histoire, la technique et l’esthétique.