jeudi 2 février 2012

Givenchy haute couture 2012


Avec sa collection Haute Couture printemps été 2012 dévoilée la semaine dernière pour Givenchy, Riccardo Tisci se repositionne dans mes directeurs artistiques de maison de Haute Couture préférés. Peut être le seul au final.



Paris / Givenchy Haute Couture Printemps/Eté 2012 par afp-mode

Sa collection (HC a-h 11/12) inspirée de son travail avec Kanye West m’avait plu au moment où je l’avais découverte. J’aime la capacité d’étonnement qu’un artiste qui n’est pas là où on l’attend nous donne, tout en assumant son côté provocateur et bling bling décalé. Sauf que ce style m’avait vite lassé, telle un tweet persistant dans la rétine pour l’avoir lu une centaine de fois. Depuis je m’étais quelque peu éloignée alors que j’avais particulièrement adoré ces tenues de la saison a-h 2009/2010. Je me sens de nouveau en accord avec ses nouvelles propositions.

Automne Hiver 2009/2010




J’aime énormément voir le sens des mots « Haute Couture » à travers le travail impressionnant de couture, de matière, de broderie. J’aime les silhouettes, les formes ainsi que les accessoires dans lesquelles je me retrouve totalement, notamment les anneaux de septum (en hommage à la légende du Minotaure) richement décorés associés à des tenues élégantes et raffinées, éléments critiqués par la petite presse. J’aime énormément le septum troué jusqu’à avoir agrandi le mien jusque 10mm, mais on risque maintenant de me catégoriser de modeuse rebelle après ça, à partir du moment où la rue inspire la haute couture qui inspire (fait) la mode qui inspire la grande diffusion... L’inspiration « ethnique » présent dans les bijoux ou les tissus n’est pas nouvelle et ajoute un caractère puissant. Je me sens spectatrice de mes propres fantasmes stylistiques mis en scène par des personnes qui ont l’audace de ne pas s’arrêter aux fantasmes, c’est un sentiment très encourageant qui me pousse à lutter contre mon autocensure, à aller au-delà des convenances, en dehors des standards de beauté convenus, ce qui est essentielle dans n’importe quel métier de création d’après moi.









La collection semble s’inspirer de l’univers de Métropolis, dont une exposition a la cinémathèque française venait d’être présenté (jusqu’à avant-hier), des lignes fluides androgynes et des broderies de perles et de paillettes en rangées des années 20 et du style arts déco, tendance que l’on retrouve depuis quelques mois chez de nombreux créateurs.
La présence depuis quelques saisons de sequins, de paillettes m’avait donné le goût d’en broder, d’en porter, rappelant le style années 80 s’inspirant des années 20 et 30. (Goût que la grande diffusion a tenté de m’enlever). Les bijoux dorés, d’inspiration ethnique et à pointes m’avaient également bien charmé.








Le mélange du débardeur rappelant le monde ouvrier de Metropolis sous une robe d'organza évoque le féminin-masculin chers à Riccardo Tisci, que j'apprécie beaucoup.






J'aime beaucoup Kristen McMenamy, j'aime son allure prétentieuse, ses cheveux argentés, sa mince silhouette à son âge non conventionnelle pour une mannequin (43 ans)







J'aime beaucoup le décalage du décor de shooting, dans un gymnase avec un ballon de basket appuyant encore une fois ces mélanges de styles, voire de castes tout à fait actuel et sortant des clichés ennuyeux.





Riccardo Tisci


Annonce presse que j'aime beaucoup pour le prêt à porter 2011/2012.


Aucun commentaire:

Publier un commentaire